Artiste Peintre Claire Ouimet

                                                                                                                                       

 

 

 

La peinture rupestre du néolithique peut être considérée aussi bien comme une forme d'Art lié à la Transcendance, que comme un témoignage important de son époque, représentant les animaux qui les entouraient sur

les parois des cavernes. Il en est de même dans l'Antiquité, avec les Portraits du Fayoum, lesquels sont aussi les témoins de la diversité des populations vivant ou traversant l'Égypte.
Une des fonctions de la peinture a été de représenter les scènes des grands événements: batailles importantes, grandes catastrophes, accords de paix, mariages, passations de pouvoir et autres événements marquant des tournants de l'Histoire.
Cependant, la Peinture n'est pas considérée comme un Art à part entière pendant la période qui va de l'Antiquité à la Renaissance. Elle est alors considérée comme un artisanat, suivant les Idées de Platon[1]. Les peintres sont alors, soit des artisans (à l'époque romaine), soit des moines, peintres d'icônes orthodoxes ou enlumineurs (au Moyen Âge).
C'est à partir de la Renaissance et plus particulièrement de la Renaissance florentine que la Peinture sera considérée comme un Art majeur grâce à Léonard de Vinci, qui affranchit la Peinture en lui faisant atteindre à la Beauté.[2]
On comprend dès lors la complexité de la situation du Peintre qui peut, soit présenter les événements, les personnages de son époque pour les embellir, soit les présenter comme témoignages. Ces événements sont interprétés généralement selon une vision officielle, mais parfois selon une vision plus réaliste de l'artiste soucieux des problèmes de son époque. On peut citer Jacques Louis David, le peintre officiel de Napoléon, qui faisait de celui-ci un héros, ou au contraire Goya dépeignant la cruauté et la barbarie de la guerre des bonapartistes en Espagne (vols, enlèvements, viols, assassinats de civils), loin des clichés officiels.
À partir du XVIe, les peintres effectuent parfois le travail fait aujourd'hui par les reporters photographes, les scènes de rue comme, par exemple, celles de Jacques Callot, les paysages, les vues de Venise de Canaletto ou de Guardi. Il faut toutefois remarquer que l'œil contemporain sait difficilement distinguer les paysages embellis des paysages réels. Goya note, pour lever l'ambiguité dans ses dessins : « Yo lo vi » (je l'ai vu).